Parler sexualité avec son ado

Votre enfant a grandi et vous supposez qu’il fera bientôt l’expérience de ses premiers rapports sexuels... Bien sûr, vous avez envie d’en discuter mais pas toujours facile de savoir comment aborder le sujet avec lui. Nos conseils pour ouvrir le dialogue sans faux pas.







Ni intrusif, ni copain
Pour ouvrir le dialogue avec votre enfant, celui-ci doit sentir que vous respectez son jardin secret et que vous n’êtes pas en train de tenter par tous les moyens de vous immiscer dans sa vie privée... Il a son jardin secret. Il est donc important et normal que vous puissiez discuter avec lui, sans qu’il se sente pour autant gêné par des questions trop intimes que vous pourriez lui poser.
Evitez également l’écueil classique du parent copain, en discutant avec votre enfant comme si vous aviez le même âge. Non seulement vous n’avez pas son âge mais surtout vous êtes sa mère ou son père. Essayez aussi de ne pas vous choquer trop vite, par ses envies ou ses désirs. Vous aussi en aviez à son âge ! Il est naturel par exemple d’avoir des fantasmes et si votre enfant les exprime, écoutez-le. C’est un vrai signe de confiance s’il s’adresse à vous de la sorte.

Le préservatif reste le seul
moyen de prévenir une MST.
 

Tenez compte de son âge
On ne parle pas de sexualité de la même façon à un ado de 12 ans ou à un jeune adulte de 18 ans. A priori, le premier n’a pas encore eu de rapports sexuels et il convient donc de ne pas rentrer dans les détails de l’acte. Ne sachant pas vraiment de quoi vous parlez, il aurait du mal à relier ces images dans sa tête. S’il est plus âgé, et déjà averti, les choses sont différentes.
Par ailleurs, il est important que votre ado soit capable de faire la différence entre des images -aperçues à la télévision ou sur Internet, à caractère pornographique, et la réalité. L’idée est de lui faire comprendre que ce qu’il peut avoir vu, ne correspond pas à une sexualité « normale ». S’il vous pose des questions, c’est bon signe. Le dialogue est instauré et il est prêt à discuter avec vous. Il est donc important que vous puissiez y répondre. Il a peut-être besoin de vous pour se rassurer.

Mettez-le en garde contre les MST
Fréquentes et contagieuses, les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) peuvent revêtir différentes formes plus ou moins graves. Si la syphilis, la gonorrhée et la chlamydiose peuvent être guéries, les infections virales comme l’herpès ou le sida sont traitées de manière symptomatique, mais demeurent incurables à ce jour. Tout symptôme génital, même bénin, doit être pris très au sérieux, qu’il s’agisse de douleurs, de petits boutons, d’ulcérations ou de brûlures urinaires.
La sagesse édicte une règle simple à suivre : mettre des préservatifs avec chaque partenaire, quel que soit le type de rapport sexuel. Le préservatif reste le seul moyen de prévenir une MST. Vous pouvez d’ailleurs proposer de lui en acheter, plutôt que d’en glisser en douce dans son sac à dos, « juste au cas où »...

La pilule plébiscitée
Chez l’adolescente, la pilule œstroprogestative est le meilleur mode de contraception. Plusieurs éléments plaident en faveur de ce choix :

  • L’efficacité de ce mode de contraception
  • Sa simplicité d’utilisation
  • Ses effets bénéfiques sur les troubles menstruels de l’adolescente (irrégularité des cycles, dysménorrhée ou menstruation douloureuse, acné, etc.)

Cette contraception doit faire l’objet d’une surveillance gynécologique (frottis, dosages sanguins du cholestérol, des triglycérides et du glucose).
Rappelez aussi à votre ado le côté néfaste de l’association pilule / tabac. Elle constitue en effet un facteur de risque important de maladies cardio-vasculaires et un véritable danger pour la santé. Ainsi multiplie-t-elle considérablement les risques d’accident vasculaire cérébral.

Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus, deuxième cancer le plus fréquent chez la femme après le cancer du sein, est provoqué par des papillomavirus humains (HPV), responsables de la majorité des infections sexuellement transmissibles. Dans sept cas sur dix, deux virus (HPV16 et 18) sont à l’origine du cancer du col de l’utérus. La vaccination, lancée depuis 2005, permet de réduire considérablement le risque de cancer dû à ces deux virus. Elle consiste en l’injection de trois doses de vaccin, sur une période de six mois.
 

 

Sophie Membrez


Pharmacies à proximité de chez vous
NPA  
Lieu
Feelgood's news

Abonné Feelgood's News.
plus 
Concours

Participez � notre Concours!
plus 
  Disclaimer  |  Imprint  |  Plan du site
Top